Assemblée générale de copropriété : règles essentielles et erreurs à éviter

Convocation, droit de vote, pouvoirs : les règles incontournables pour sécuriser juridiquement une assemblée générale de copropriété.

L’assemblée générale de copropriété est un exercice juridique à haut risque. Une convocation irrégulière, un mauvais calcul de voix ou une gestion approximative des pouvoirs suffit à fragiliser l’ensemble des décisions adoptées.

Avant l’assemblée, le syndic doit s’assurer que tous les copropriétaires sont valablement convoqués, sans exception. La convocation se fait désormais par voie électronique, sauf refus exprès du copropriétaire. Les situations particulières doivent être anticipées : indivision nécessitant un mandataire commun, usufruit et nue-propriété, époux copropriétaires ou encore sociétés d’attribution. Une erreur sur l’identité du destinataire ou l’adresse suffit à rendre l’assemblée annulable.

Pendant l’assemblée, le droit de vote s’exerce en fonction des tantièmes. Lorsqu’un copropriétaire détient plus de 50 % des voix, celles-ci doivent être automatiquement réduites à la somme des voix des autres copropriétaires afin d’éviter toute domination. Le syndicat, lorsqu’il est propriétaire d’un lot, ne dispose d’aucun droit de vote pour ce lot. Dans certaines procédures spécifiques, notamment les saisies liées aux impayés, le copropriétaire concerné est exclu du vote et ne peut pas porter de pouvoirs.

La gestion des pouvoirs (procurations) est l’un des points les plus sensibles. Le principe est la liberté du mandataire, y compris non copropriétaire, mais avec des limites strictes. Le syndic, ses salariés et leurs proches ne peuvent jamais recevoir de pouvoirs. Les pouvoirs en blanc doivent être attribués exclusivement par le président du conseil syndical ou le président de séance, et cette affectation doit impérativement être mentionnée au procès-verbal.

Enfin, certaines erreurs font tomber régulièrement des assemblées : un copropriétaire oublié, un mauvais calcul de majorité, des pouvoirs irréguliers ou une confusion entre parties communes générales et spéciales. Ces vices, même sans incidence sur le résultat du vote, peuvent entraîner l’annulation de l’assemblée.

Erreurs fréquentes

  • Oublier de convoquer un copropriétaire ou utiliser une adresse obsolète.
  • Négliger les règles spécifiques aux indivisions, usufruits ou époux copropriétaires.
  • Omettre la réduction des voix du copropriétaire majoritaire.
  • Distribuer ou accepter des pouvoirs en violation des interdictions légales.
  • Voter une résolution sur parties communes spéciales avec un collège de votants incorrect.

A retenir

  • Tous les copropriétaires doivent être convoqués régulièrement, y compris dans les situations complexes.
  • La convocation électronique est la règle, sauf refus explicite du copropriétaire.
  • Le droit de vote est proportionnel aux tantièmes, avec réduction obligatoire des voix du copropriétaire majoritaire.
  • Les pouvoirs sont strictement encadrés et certaines personnes ne peuvent jamais en recevoir.
  • Toute irrégularité de convocation, de vote ou de pouvoir expose l’assemblée à l’annulation.
CoproPratik a été conçu pour transformer des règles complexes en décisions claires et opérationnelles. Chaque fiche vise un objectif simple : vous permettre de comprendre rapidement, d’agir correctement et d’éviter les erreurs qui coûtent du temps, de l’argent ou des contentieux.

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