DPE collectif en copropriété : obligations légales et travaux énergétiques à voter en AG

Le DPE collectif devient obligatoire en copropriété et impose au syndic d’organiser le vote de travaux énergétiques ou d’un CPE.

Depuis la loi Climat et Résilience, le diagnostic de performance énergétique collectif (DPE collectif) est devenu l’outil central de pilotage énergétique des copropriétés. Il s’impose à tous les immeubles à usage d’habitation construits avant 2013, sans distinction selon la présence ou non d’un audit énergétique antérieur.

Une fois le DPE collectif réalisé, le syndic ne peut plus se contenter d’en prendre acte. Il a l’obligation d’inscrire à l’ordre du jour de l’assemblée générale la question d’un plan de travaux d’économies d’énergie ou la conclusion d’un contrat de performance énergétique (CPE). L’assemblée doit donc se prononcer explicitement sur la suite donnée au diagnostic.

Cette obligation ne disparaît que dans un seul cas : lorsque la copropriété a déjà adopté un plan pluriannuel de travaux (PPT) intégrant un volet spécifique consacré aux économies d’énergie. Dans cette hypothèse, le législateur considère que la trajectoire énergétique est déjà organisée.

Le déploiement de cette obligation est progressif afin de tenir compte de la taille des copropriétés. Les grandes copropriétés ont été les premières concernées, suivies des ensembles intermédiaires, puis des petites copropriétés. À terme, aucune copropriété ne pourra y échapper, y compris dans les départements d’outre-mer.

Pour le syndic, le DPE collectif marque un changement profond de posture. Il ne s’agit plus seulement de gérer des obligations techniques, mais d’anticiper des votes structurants, de planifier des budgets sur plusieurs années et d’accompagner les copropriétaires dans une transformation énergétique devenue incontournable.

Erreurs fréquentes

  • Confondre audit énergétique et DPE collectif depuis l’entrée en vigueur de la loi.
  • Oublier d’inscrire à l’ordre du jour le vote du plan de travaux ou du CPE après le DPE.
  • Penser qu’un PPT sans volet énergétique suffit à dispenser l’obligation.
  • Sous-estimer l’impact budgétaire et humain des travaux à venir.
  • Traiter le DPE comme une formalité documentaire plutôt qu’un outil stratégique de pilotage.

A retenir

  • Le DPE collectif est obligatoire pour tous les immeubles d’habitation construits avant 2013.
  • Après sa réalisation, l’AG doit obligatoirement se prononcer sur un plan de travaux énergétiques ou un CPE.
  • La dispense n’est possible que si un PPT adopté contient déjà un volet « économies d’énergie ».
  • Le calendrier d’application est progressif selon la taille de la copropriété.
  • Le syndic est responsable de l’anticipation des votes et de la planification financière associée.
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