Validité des décisions d’assemblée générale en copropriété : règles essentielles

Une décision d’assemblée n’est valable que si les règles de préparation et de vote ont été strictement respectées.

En copropriété, la validité d’une décision d’assemblée générale ne repose pas uniquement sur le résultat du vote.
Même adoptée à la majorité requise, une résolution peut être frappée de nullité si le cadre juridique préalable n’a pas été respecté.

L’article 13 du décret du 17 mars 1967 pose deux conditions cumulatives indispensables à la validité des décisions.
D’une part, la question soumise au vote doit impérativement figurer à l’ordre du jour tel qu’il a été notifié aux copropriétaires. Aucun vote ne peut intervenir sur un sujet non inscrit, même en présence de l’unanimité des participants.

D’autre part, l’ensemble des formalités de notification prévues par les articles 9 à 11 du décret doit avoir été respecté. Cela concerne notamment la régularité de la convocation, le respect des délais, la prise en compte des demandes d’inscription de questions et la communication des documents obligatoires. La charge de la preuve du respect de ces obligations incombe au syndic.

Ces deux conditions sont indissociables. L’absence de l’une d’elles suffit à rendre la décision juridiquement inexistante ou annulable.

Le principe selon lequel une résolution doit avoir un seul objet constitue un autre pilier de validité. Chaque question inscrite à l’ordre du jour doit faire l’objet d’un vote distinct. Le regroupement de sujets indépendants dans une même résolution expose celle-ci à un risque sérieux d’annulation. La jurisprudence admet toutefois qu’un vote unique soit possible lorsque les éléments soumis constituent une opération indivisible ou sont strictement accessoires à la décision principale.

Enfin, si l’assemblée peut librement débattre de sujets non inscrits à l’ordre du jour, aucune décision exécutoire ne peut être prise à leur sujet. Les discussions hors ordre du jour, y compris sous la rubrique des questions diverses, n’ont aucune portée juridique.

La validité des décisions d’assemblée se joue donc bien avant le jour du vote, dans la rigueur de la préparation et de la notification des points soumis à délibération.

Erreurs fréquentes

  • Voter une résolution sur un sujet non inscrit à l’ordre du jour.
  • Considérer qu’un vote unanime régularise une irrégularité de procédure.
  • Regrouper plusieurs sujets distincts dans une seule résolution.
  • Négliger les obligations de notification des documents préparatoires.
  • Assimiler les questions diverses à un espace de décision formelle.

A retenir

  • Une décision n’est valable que si elle figure à l’ordre du jour notifié.
  • Les formalités de convocation et de notification sont des conditions de validité, non de simples formalités.
  • Chaque résolution doit porter sur un seul objet clairement identifié.
  • Le regroupement de sujets indépendants fragilise la décision.
  • Aucune décision ne peut être prise sur un point non inscrit à l’ordre du jour.
CoproPratik a été conçu pour transformer des règles complexes en décisions claires et opérationnelles. Chaque fiche vise un objectif simple : vous permettre de comprendre rapidement, d’agir correctement et d’éviter les erreurs qui coûtent du temps, de l’argent ou des contentieux.

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